L’habit ne fait pas le moine !

Reconnaitriez-vous un moine au premier coup d’œil ?

Même s’il ne faut pas se fier aux apparences, le vêtement peut nous renseigner sur la personne qui le porte…

Les premiers moines optent pour une simplicité vestimentaire, s’habillant comme de simples paysans. Cet habit est alors le signe d’une vie simple et travailleuse. Progressivement, le vêtement monastique gagne en importance et les règles vestimentaires se précisent. Il devient le symbole de leur statut, permettant même de différencier les moines entre eux : simple novice ou moine confirmé, moine profès (qui a l’obligation des 8 offices liturgiques) ou simple convers (moine qui assure les tâches matérielles). Et chaque ordre adopte une couleur ou un accessoire spécifique, permettant l’identification. Si l’habit ne fait pas le moine, il devient l’emblème de la communauté !

 

Le moine cistercien n’est pas surnommé « moine blanc » par hasard. Savez-vous pourquoi ?

Lorsqu’ils apparaissent au XIIe siècle, les cisterciens choisissent des vêtements faits de tissus à bas prix, non teints pour manifester leur choix de pauvreté. Si les cisterciens modernes s’habillent aujourd’hui en un blanc éclatant, cette couleur était difficile à obtenir jusqu’au XIIIe siècle. La réalité matérielle des premiers temps médiévaux était sûrement plus diversifiée. Selon la nature des matières premières utilisées (laine, lin, etc.), leurs vêtements pouvaient être gris, beige, marron comme on le voit sur cette miniature médiévale, représentant la fondation de l’ordre cistercien.

 

Toujours porté, le vêtement cistercien vous est présenté dans cette vidéo par le frère Jacques de l’abbaye de Rougemont (Québec) : il vous livre le point de vue d’un « moine blanc » d’aujourd’hui !

Si l’habit ne fait pas le moine… Qui fait l’habit ? Pour en savoir plus sur le vêtement au Moyen-Âge, poursuivez votre lecture ici.